Dar Basile est
située dans le
quartier de Jdeidé à
Alep.
Un Institut s’y est
installé et,
actuellement, il y
délivre deux cycles
de formation.
Auparavant, la
maison était un
dispensaire qui plus
tard fut transformé
en orphelinat tenu
par la congrégation
des sœurs
Basiliennes.
Comme dans les
maisons
traditionnelles
arabes, un mur
aveugle sépare le
privé du monde
extérieur. Il y a
seulement deux
portes. La première
sert d’entrée et la
deuxième donne sur
la cuisine. La
pauvreté trompeuse,
vue de l’extérieur,
était une façon
d’échapper aux taxes
élevées pendant la
période ottomane.
Dans la cour, on
peut remarquer un
dallage de
différentes formes,
tailles et couleurs,
une fontaine et deux
cédratiers qui
encadrent une
estrade destinée aux
musiciens qui
s’asseyaient dessus
pour jouer du oud.
Le public assis dans
l’iwan, écoutaient
la musique traversée
les murmures de la
fontaine.
A l’est de la cour,
l’iwan ouvert
rassemble les
convives durant les
longues soirées
d’été. Il reçoit
l’air frais qu’il
renvoie ensuite vers
la cour. De très
beaux reliefs, un
plafond en bois
décoré par des
motifs géométriques
et des moucarnasses
le décorent
magnifiquement.
Sur le côté droit de
l'iwan, c’est la
pièce utilisée comme
salle de séjour en
été. Sur la gauche,
se trouve la salle à
manger en forme de
L. Le long des murs,
au-dessus des
boiseries, on admire
une frise colorée de
paniers de fruits.
A côté de la salle à
manger, on entre
dans le petit salon
d'hiver. On fait
attention à la
marche avec ses deux
côtés qui était
utilisée pour
déposer les
chaussures et
enfiler les sabots
qui évitaient
d’abîmer les tapis.
Dans toutes les
pièces du
rez-de-chaussée de
la maison, on
retrouve la même
marche. Il faut
également observer
les boiseries sur
lesquelles on peut
lire des poèmes
d'amour. Au-dessus
de la porte de la
salle à manger, une
inscription nous
donne la date exacte
à laquelle une
famille s'est
installée et a peint
la maison.
Le salon d'hiver est
la plus grande des
pièces de la maison.
Elle est orientée
plein Est pour
profiter au maximum
des rayons du
soleil. Avant de
rentrer dans ce
salon, il faut
admirer la
magnifique façade
ornée par de très
belles sculptures.
Des pierres
blanches, noires et
jaunes, que l'on
retrouve dans la
plupart des
bâtiments de
l'époque Mamelouk,
jusqu'au début du
XX ème siècle
décorent les murs.
Lorsque l'on entre
dans le salon, on
retrouve la marche
décorée. Juste après
la marche,
auparavant, on
retrouve
l’emplacement d’une
petite fontaine. Le
salon a trois
parties. Chacune a
un plafond en bois
décoré d'un
moucarnasse et de
dessins
géométriques. Le
long des murs, on
retrouve les frises
de fruits et de
fleurs avec
également des poèmes
en vers. Une coupole
blanche couronne le
salon. Dans ce lieu
majestueux, les
visiteurs de Dar
Basile, petits et
grands, venaient y
rencontrer le maître
de maison.
A l'étage, les
habitants de Dar
Basile dormaient.
Toutes les chambres
ont des
claires-voies qui
donnent sur la cour,
sauf la dernière qui
donne sur la rue.
Aujourd'hui, ces
chambres servent de
classes.
La pièce située
au-dessus de la
salle de séjour
d'été était réservée
aux visiteurs qui
restaient dans la
maison. L'isolement
de cette pièce par
rapport au reste de
la maison assurait
la tranquillité du
visiteur hébergé.
Comme dans toutes
les anciennes
maisons arabe, on
trouve un sous-sol
qui servait
d’entrepôt et deux
caves: l'une pour
conserver la
nourriture, la
seconde avec un puit
et une citerne
reliée à la cuisine.